Renouer le lien entre les Breton.ne.s et la biodiversité !

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À l’occasion de son assemblée générale, France Nature Environnement Bretagne a accueilli Sylvie Magnanon, représentante de Bretagne Vivante au CESER, pour un webinaire-débat portant sur les liens entre biodiversité et société en Bretagne. Cette rencontre faisait suite à la récente publication de l’étude CESER « Biodiversité & Société en Bretagne : cultivons les
interactions » , et avait pour objectif de nourrir la réflexion associative afin d’envisager des actions à mener.


La biodiversité : notion floue et mal connue
La Bretagne est une région très riche en biodiversité, notamment grâce à la multiplicité de ses paysages. Cependant, elle est la troisième région la plus artificialisée de France, et voit chaque année sa biodiversité s’éroder. Les associations de protection de la nature vous expliqueront que la biodiversité n’est pas un simple catalogue d’espèces : c’est avant tout un bien commun, qui rassemble les multiples interactions existantes au sein du tissu vivant : notion qui peut sembler insaisissable pour un public
peu informé . L’étude souligne la nécessité d’une acculturation urgente auprès de tous les publics (citoyens, élus, professionnels, jeunes et moins jeunes…). 80% des Breton.ne.s vivent aujourd’hui en ville, et sont parfois deconnecté-e-s de la Nature depuis deux générations : la biodiversité peut alors parfois paraître comme une part d’imaginaire : les citoyen.ne.s manquent cruellement d’expérience de nature. Et le confinement sanitaire a rappelé à tous le besoin de Nature.


Réussir à mobiliser en faveur de la biodiversité
L’enjeu d’éducation à la nature pour tous s’avère être un levier prioritaire, qui permettra d’embarquer les breton.ne.s dans une démarche pour la préservation de la biodiversité. Il est de la responsabilité des associations, des entreprises, des scientifiques et des institutions de contribuer à ce vaste chantier culturel. Au-delà d’éduquer, sensibiliser, former et informer, il faudra surtout réussir à intéresser le public à la biodiversité. Cela passera notamment par le fait de sortir des habituels discours de techniciens.
Chacun.e peut avoir une approche différente de la nature : approches utilitariste (exploitation de la terre, espace de loisir…) ou sensible (émerveillement du paysage, approche artistique, zone de quiétude, sensation de bien-être …). Il faut alors réunir les conditions d’un dialogue permanent entre les différents acteurs , pour agir collectivement dans le respect de la biodiversité et donc, de l’intérêt général.

Les associations, acteurs de la première heure
Les associations de protection de la nature et de l’environnement sont investies depuis plusieurs décennies pour la sauvegarde de la biodiversité. Acteurs reconnus et incontournables, elle se retrouvent trop souvent engluées dans des logiques d’appels à projets, qui les éloignent petit à petit, de leur projet associatif initial. Pour autant, elles restent plus que jamais mobilisées et déterminée dans leur action, et se structurent pour mutualiser leurs moyens, leurs connaissances et leurs expertises au
bénéfice d’un projet de société ambitieux et respectueux de la nature.

Le débat a apporté un coup de projecteur sur l’érosion de la biodiversité. « les espèces ordinaires connues de nos grands-parents sont les espèces remarquables que nous protégeons aujourd’hui » soulignait une participante au débat. Protéger et régénérer le vivant est urgent. Cessons d’appréhender l’environnement comme une contrainte, mais considérons-le comme un atout fondamental pour la société.

télécharger le Communiqué de presse (pdf)


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