Faute de pluies, la Bretagne conjugue sécheresse et étiage sévère

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Communiqué de Eau et Rivières de Bretagne, le 26/07/2022


L’un après l’autre, les départements bretons prennent des arrêtés limitant la consommation de l’eau. Eau et Rivières de Bretagne s’attache à faire le point sur une situation inquiétante et sur l’effort collectif à opérer.


Des prévisions inquiétantes
Les évolutions des dix derniers jours, l’impact de la fin de la canicule, l’effet des premières mesures de restriction d’eau : tous les détails sont sur notre site internet.
Nous constatons que si les retenues destinées à l’alimentation en eau potable sont à un niveau correct à l’ouest, la situation est déjà critique dans l’est régional. Et nos prévisions, établies à partir du traitement des données historiques (banque nationale Hydro) et du suivi permanent assuré par la DREAL Bretagne permettent d’afficher la situation probable pour les rivières début août : les niveaux dits de crise seront atteints un peu partout.


Une limitation des consommations d’eau encore timides
Sans faire du catastrophisme, la situation appelle un effort sérieux de modération des consommations pour éviter une rentrée très difficile : certains barrages ont un stock de 50 jours au rythme actuel d’utilisation.
Si l’ensemble des Préfectures a pris la bonne décision en prenant des arrêtés de limitation des consommations (alerte renforcée), relayées par nombre de collectivités, on observe parfois un manque de communication, voire des aberrations.
A titre d’exemple, le site de la préfecture du Finistère n’affiche pas la situation critique en première page à la différence des trois autres, et aucune communication n’a été reprise dans la presse. Pire : certaines collectivités de taille moyenne vont même jusqu’à arroser leur stade de foot en pleine sécheresse !
L’effort doit pourtant être collectif et partagé, pour préserver les milieux aquatiques et l’approvisionnement en eau potable ! Nous alertons sur les fausses solutions (barrages, interconnections, dessalement de l’eau de mer,…) et sur les risques de pollutions ponctuelles qui pourraient aggraver la situation (souvenons-nous de l’Aulne en 2019 !).
Sans oublier qu’en sus de la quantité, nous souhaitons disposer d’une eau potable sans pesticides et leurs produits de dégradation, dont les études épidémiologiques montrent les effets à long terme sur la santé.

lien vers le site de Eau et Rivières de Bretagne


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